Jean-Marc Kabund: Accuses Tshisekedi of Epenge Justice Influence
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Jean-Marc Kabund: Accuses Tshisekedi of Epenge Justice Influence

DR Congo·Briefly Analysis⏱️ 3 min read

What Happened

L’opposant Jean-Marc Kabund, président national de l’Alliance pour le Changement, reproche au président Félix Tshisekedi ses déclarations sur l’arrestation de Prince Epenge, président de l’ADDCongo et porte-parole de Lamuka. Dans une réaction publiée dimanche 1er novembre sur son compte X, il estime que les propos du chef de l’État, tenus devant la diaspora congolaise en Russie, risquent de compromettre l’indépendance de la justice dans cette affaire. Il affirme également avoir été témoin de la présence de Manassé Lomboto à la manifestation du 15 septembre. Ce membre de la coalition d’opposition C64 met en doute les informations sur lesquelles Félix Tshisekedi s’est appuyé pour affirmer que Manassé Lomboto était décédé des suites d’une maladie et non des violences survenues en marge de la manifestation du 15 septembre. L’ancien président a.i. de l’UDPS affirme avoir personnellement vu Manassé Lomboto participer à cette marche, quelques minutes avant une attaque à la machette dont il dit avoir été victime devant le siège de l’UDPS, à Kinshasa. « Je l’ai aperçu quelques minutes seulement avant l’attaque à la machette dont nous avons été victimes devant le siège de l’UDPS, votre propre parti politique », écrit-il, se disant disposé à apporter son témoignage devant les instances judiciaires compétentes. Des déclarations jugées préjudiciables à la justice Jean-Marc Kabund estime également que le président de la République aurait dû observer une réserve, le dossier relevant désormais de la compétence des magistrats. Il considère que les déclarations publiques de Félix Tshisekedi peuvent être perçues comme une injonction politique adressée aux juges chargés d'examiner l'affaire. Dans sa réaction, il accuse certains collaborateurs du chef de l’État de lui transmettre des informations qui confortent sa propre lecture des événements, au risque de l'éloigner de la réalité du terrain. Cette prise de position intervient après les déclarations de Félix Tshisekedi devant la diaspora congolaise en Russie, le 30 octobre, dans une vidéo publiée dimanche par la Présidence. Le chef de l’État avait rejeté les accusations de répression visant son pouvoir après l’arrestation de Prince Epenge. Il avait soutenu que cette interpellation était liée à la diffusion présumée de fausses informations sur les circonstances du décès de Manassé Lomboto. « Le fait d'être opposant donne-t-il le droit de mentir et d'insulter librement ? », avait-il notamment déclaré, estimant que le statut d'opposant ne devait pas soustraire une personne à d'éventuelles poursuites. Arrêté le 25 octobre à l'aéroport international de N'djili, alors qu'il devait se rendre à Rome, en Italie, pour participer à une réunion de la Coalition article 64 (C64), selon son parti, Prince Epenge est accusé de propagation de faux bruits. Dans un contexte de tensions entre le pouvoir et l’opposition, Jean-Marc Kabund rappelle que l’issue de cette procédure doit reposer sur les faits et le droit, et non sur les déclarations des responsables politiques.

Practical Implications

This development highlights significant concerns regarding judicial independence in the Democratic Republic of Congo, particularly in politically charged cases involving opposition figures. Lawyers advising clients in the DRC, especially those facing charges related to public statements or political activities, must be acutely aware of the potential for political influence on judicial processes and factor this into their legal strategies and client counsel.

Source

Source: Original reporting via Radio Okapi

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