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UNECA Urges Follow-Up on African Commitments Against Illicit Financial Flows

Senegal·Wire Summary⏱️ 3 min read

(SenePlus) - La Conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité doit désormais aller au-delà des échanges d’expertise pour devenir un véritable outil de suivi des engagements pris par les États africains, a plaidé mercredi à Dakar Gamal Ibrahim, chef de la section Analyse macroéconomique, institutions et gouvernance économique de la CEA-ONU. S’exprimant à l’ouverture de la 14e édition de la rencontre, organisée du 30 septembre au 2 octobre autour du thème « Faire progresser un agenda transformateur de justice fiscale pour l’Afrique », il a appelé à renforcer le rôle de la conférence dans le contrôle de la mise en œuvre des politiques destinées à réduire les flux financiers illicites et à améliorer la mobilisation des ressources domestiques. « La conférence doit progressivement évoluer d’un forum principalement consacré au dialogue vers une plateforme de responsabilité, de mise en œuvre et de suivi », a-t-il déclaré. Selon lui, cette évolution devrait permettre de mesurer régulièrement les progrès accomplis par les gouvernements et les institutions. Gamal Ibrahim estime notamment que les pays africains doivent pouvoir évaluer les politiques engagées en matière de lutte contre les flux financiers illicites, de transparence fiscale, de mobilisation des recettes intérieures et de participation aux discussions sur l’évolution de l’architecture financière mondiale. Cette proposition intervient plus de dix ans après la publication du rapport du Panel de haut niveau de l’Union africaine et de la CEA sur les flux financiers illicites, présidé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki. Ce rapport avait contribué à placer les sorties illicites de capitaux au centre des débats sur le financement du développement africain. Pour le responsable de la CEA, les travaux du panel ont également fourni une base intellectuelle et politique à plusieurs initiatives menées depuis lors sur le continent. Il a cité notamment le renforcement des administrations fiscales, l’amélioration de la gouvernance des industries extractives, le développement de méthodes de mesure des flux financiers illicites et les stratégies de mobilisation des ressources domestiques. Mais malgré ces avancées, l’Afrique continue de perdre d’importantes ressources à travers les flux financiers illicites, a-t-il relevé. Ces pertes interviennent alors que plusieurs pays font face à une pression accrue sur leurs finances publiques, à des niveaux d’endettement élevés et à des besoins croissants de financement du développement. « L’avenir de l’Afrique doit être de plus en plus financé par les richesses que l’Afrique génère », a déclaré Gamal Ibrahim, soulignant la nécessité de faire en sorte que ces ressources restent davantage sur le continent, contribuent aux recettes publiques et soutiennent le développement durable. Au-delà du suivi des engagements, il propose de renforcer les liens entre la conférence et le Panel de haut niveau sur les flux financiers illicites. La PAC pourrait ainsi devenir un espace régulier d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du panel, d’identification des nouvelles menaces et de définition des priorités du continent. Gamal Ibrahim a également appelé à utiliser la conférence comme un laboratoire pour de nouvelles politiques, notamment dans la gouvernance des minerais critiques, la fiscalité numérique, la transparence sur les bénéficiaires effectifs, la récupération des avoirs et l’utilisation des nouvelles technologies contre les flux financiers illicites. Il a enfin évoqué des outils continentaux tels que l’Anti-IFF Policy Tracker, destiné à contribuer au suivi des politiques et des engagements pris dans la lutte contre les flux financiers illicites. Pour l’UNECA, la prochaine étape consiste donc à transformer les acquis accumulés en résultats mesurables. « Utilisons cette conférence non seulement pour échanger des idées, mais pour renouveler notre détermination collective, approfondir notre collaboration et pass

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