Legal News

Senegal Minister Urges Africa to Protect Resources from Illicit Financial Flows

Senegal·Wire Summary⏱️ 4 min read

(SenePlus) - L’Afrique ne pourra pas financer durablement sa transformation sans mieux protéger les ressources générées par ses propres économies. C’est le message central porté mercredi à Dakar par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, à l’ouverture de la 14e Conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité. Présidée par le Sénégal autour du thème « Faire progresser un programme transformateur de justice fiscale pour l’Afrique », la rencontre réunit jusqu’au 2 octobre des représentants d’institutions africaines et internationales, des administrations fiscales, de la société civile, du monde académique et du secteur privé. Pour le ministre, l’enjeu dépasse désormais la seule mobilisation des recettes fiscales : il s’agit de faire de la fiscalité un levier de « justice sociale, de souveraineté économique et de transformation structurelle ». Cheikh Diba a souligné la pression croissante qui pèse sur les finances publiques africaines. Les besoins de financement restent importants dans des secteurs comme l’éducation, la santé, la protection sociale, les infrastructures, l’emploi des jeunes, la sécurité alimentaire ou encore l’adaptation au changement climatique, alors que les marges budgétaires se réduisent sous l’effet des crises successives, de l’endettement et du coût élevé des financements. Dans ce contexte, il estime qu’une partie de la réponse réside dans la capacité des États à « mieux mobiliser, protéger et orienter les ressources générées par nos propres économies ». Le ministre a notamment cité la fraude et l’évasion fiscales, la manipulation des prix de transfert, la fausse facturation commerciale, le transfert artificiel de bénéfices et le recours à des juridictions opaques parmi les mécanismes par lesquels des capitaux quittent illicitement le continent. S’appuyant sur le rapport 2020 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), il a rappelé que les sorties illicites de capitaux en provenance d’Afrique étaient alors estimées à 88,6 milliards de dollars par an. Selon le même rapport cité par le ministre, ce montant était proche du cumul annuel de l’aide publique au développement et des investissements directs étrangers reçus par le continent. Face à cette situation, Cheikh Diba a appelé à renforcer la coopération entre les États et les administrations fiscales, douanières et financières. « Aucun État ne peut, à lui seul, apporter une réponse complète à des flux qui, par nature, traversent les frontières », a-t-il déclaré, plaidant pour des administrations dotées de compétences, de technologies et de données suffisantes pour détecter des montages financiers de plus en plus complexes. Le ministre a également insisté sur la nécessité pour les pays africains de parler davantage d’une seule voix dans les instances où sont définies les normes fiscales internationales. Il a cité les négociations engagées aux Nations unies en vue d’une convention-cadre sur la coopération fiscale internationale, estimant que l’Afrique doit rester mobilisée afin que les futures règles tiennent compte des réalités et des priorités des pays en développement. Dans cette perspective, le Sénégal propose notamment un accès accru des administrations fiscales africaines aux informations fiscales internationales, la généralisation et l’interconnexion des registres de bénéficiaires effectifs ainsi qu’un renforcement de la coopération entre les instances africaines chargées de la fiscalité et de la transparence. Cheikh Diba a par ailleurs mis en avant les efforts engagés par le Sénégal dans la lutte contre l’évasion fiscale et les flux financiers illicites. Il a évoqué le renforcement du contrôle des prix de transfert, la mise en œuvre de la déclaration pays et des obligations de documentation, ainsi que le développement des mécanismes d’échange de renseignements à des fins fiscales. Le ministre a également rappelé le retrait du Sénégal, le 25 octobre 2024, de la liste

Get Deeper AI analysis

How does this affect you?

Get an AI analysis of this article grounded in your jurisdictions, practice areas, and any policy documents you've uploaded to Wansom.

Finish Reading the Full Story and the Expert Analysis.

Get the latest legal & regulatory intelligence in Senegal

Instant access to full analysis, cited statutes & expert commentary
Customize your dashboard to track what matters to your business operations

Already have an account? Log in

Wansom is AI and can make mistakes.

Senegal Minister Urges Africa to Protect Resources from Illicit Financial Flows | Briefly