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Synafoc Challenges Fecafoot on Cameroonian Player Wage Conditions

Cameroon·Wire Summary⏱️ 3 min read

Rechercher A A A Suivez Actu Cameroun sur Google Résumer Ecouter Commenter Publicité Le président du Synafoc (Syndicat National des Footballeurs Camerounais) et de la FIFPRO Afrique, a fermement interpellé la Fecafoot dirigée par Samuel Eto’o concernant la précarité salariale des joueurs locaux. Dans sa récente sortie, le syndicaliste estime que les conditions actuelles menacent directement la survie des footballeurs professionnels au Cameroun. Geremi Njitap conteste le salaire minimum fixé unilatéralement par la fédération, notamment les 75 000 FCFA (environ 114 euros) par mois octroyés aux joueurs de Mtn Elite Two et de la Guinness Super League féminine. Selon lui, ce montant est déconnecté du coût de la vie et de l’inflation. Il souligne qu’une fois le logement et la nourriture payés, les athlètes n’ont plus les moyens de se soigner, de se déplacer pour les entraînements ou de nourrir convenablement leur famille. Cela détruit le bien-être physique et mental requis pour le haut niveau. Le Synafoc réclame l’ouverture immédiate de négociations transparentes incluant toutes les parties pour redéfinir une grille salariale juste, ainsi que des mesures strictes pour stopper les arriérés de paiement chroniques. Face au refus de dialogue de la Fecafoot, Geremi Njitap a prévenu que son organisation se réservait le droit de porter l’affaire devant les instances judiciaires et disciplinaires de la Fifpro et de la Fifa. « Le salaire minimum actuel est totalement incompatible avec la dignité et le statut d’un footballeur professionnel. Les joueurs ne sont même pas en mesure de couvrir leurs obligations quotidiennes et leurs besoins essentiels. En pratique, 75 000 FCFA par mois ne suffisent pas à faire vivre une seule personne, encore moins un athlète professionnel qui doit également subvenir aux besoins de sa famille. Après avoir payé le logement et la nourriture, il ne reste pratiquement rien pour une alimentation adaptée, le transport vers les entraînements, les soins médicaux ou les urgences familiales. Cela plonge les joueurs dans une situation de survie et rend impossible le maintien des conditions physiques et mentales nécessaires à la pratique du football professionnel. Un salaire minimum juste et durable doit garantir un niveau de vie décent et permettre aux joueurs de se concentrer pleinement sur leur carrière, sans subir de difficultés financières. Ces montants ne doivent pas être imposés unilatéralement par la Fédération. Ils doivent être déterminés à travers des négociations collectives et transparentes. Lorsque les clubs ne paient pas les salaires à temps ou ne les paient pas du tout cela peut mettre les familles sous une forte pression financière et priver les joueurs de tranquillité d’esprit. Cette instabilité systémique affecte non seulement le moral des joueurs, mais peut également les rendre vulnérables à des influences négatives, notamment les manipulations de matchs. Si la FECAFOOT continue de refuser le dialogue, le SYNAFOC se réserve le droit de prendre toutes les mesures institutionnelles et syndicales nécessaires pour défendre les droits de ses membres, notamment en saisissant les instances compétentes de la FIFPRO et de la FIFA. » Soyez le premier à commenter cet article Partagez votre avis dans les commentaires ci-dessous Commentaires Chargement des commentaires... Vos nom et email seront mémorisés pour vos prochains commentaires.

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