Senegalese Journalist: Annulment Request for Arrest Warrant Docketed
Installé en France et sous le coup d’un mandat d’arrêt international, Madiambal Diagne a enfin vu sa demande d’annulation enrôlée. Dans cet entretien, il se dit «impatient» de rentrer au pays et démonte, point par point, un dossier qu’il qualifie de «cabale» montée par Ousmane Sonko. Il se prononce aussi sur la crise institutionnelle autour de la Loi de finances rectificative, qu’il juge «artificielle», et encourage le président Faye à dissoudre l’Assemblée. Il évoque en outre l’avenir politique du leader de Pastef, la gestion de la Primature. La première question qu’on a envie de vous poser, c’est êtes-vous en train de vous préparer pour un retour au Sénégal, vu que votre demande (pour l’annulation du mandat d’arrêt) a été enrôlée ? Je me prépare à revenir au Sénégal depuis le premier jour où je suis arrivé en France. Je considère que le Sénégal, c’est mon pays, c’est mon terrain naturel, c’est là que je dois pouvoir m’épanouir auprès des miens, de mes proches, de ma famille, de mes collaborateurs, mais aussi auprès du Peuple sénégalais. Et c’est pour cela qu’à chaque fois, j’avais entrepris toutes les actions possibles pour pouvoir retourner au Sénégal le plus rapidement possible. Il est vrai que j’avais souhaité retourner au Sénégal dans des conditions qui me garantissent une sécurité, parce que c’est justement par crainte pour ma sécurité personnelle que j’avais quitté le pays. C’est pour cela que je demandais des garanties sur ma sécurité physique, mais aussi pour une procédure judiciaire juste et équitable. Aujourd’hui, ces mêmes demandes sont réitérées. Souvenez-vous que cette nouvelle demande que j’ai formulée, j’ai dû la reprendre un an après. Je l’avais introduite depuis le 8 octobre 2025. De façon délibérée, des acteurs de la Justice sénégalaise avaient choisi de ne pas l’examiner, parce qu’ils savaient que l’examen d’une telle décision devait être sanctionné par une décision favorable à Madiambal Diagne. Ce que Ousmane Sonko ne voulait pas entendre. Et c’est pour cela qu’ils ont peut-être fait des obstructions, des stratagèmes ou des manœuvres pour ne pas examiner cette demande-là. Aujourd’hui, les temps semblent avoir changé, il y a une nouvelle équipe gouvernementale qui ne semble plus être dans la logique de pourchasser et de traquer injustement un citoyen sénégalais. La procédure est enrôlée et j’espère qu’à son examen, une décision favorable sera rendue. Donc, encore une fois, je suis impatient de retourner au Sénégal auprès des miens. Vous avez dit qu’il faut deux conditions, une Justice équitable et des garanties sécuritaires physiques, pour que vous puissiez revenir au Sénégal. Au cas où la Justice annulerait le mandat d’arrêt international, est-ce que cela vous suffirait pour retourner directement au Sénégal ou est-ce que vous allez continuer à exiger des garanties sécuritaires ? Il faut dire que je n’aurais aucune raison objective de faire des chichis. Qui voulait s’en prendre à moi ? C’était le tout-puissant Premier ministre Ousmane Sonko, non ? Qui voulait s’en prendre à moi ? C’était son ministre de l’Intérieur Bamba Cissé. Qui voulait s’en prendre à moi ? C’était Yassine Fall, qui était à la Justice. Ces acteurs ne sont plus en place et j’ai confiance en ceux qui sont au pouvoir. Je ne pense pas qu’un Moussa Sarr, ministre de la Justice, un Mouhamadou Makhtar Cissé, ministre de l’Intérieur, ou un Premier ministre comme Alhaminou Lô feraient quelque chose d’attentatoire aux libertés et aux droits du citoyen. Le président Bassirou Diomaye Faye, qui avait laissé faire, il faut bien le dire, pendant tout le temps où Ousmane Sonko était tout-puissant, semble être dans un nouvel état d’esprit. Je crois qu’il a compris que Ousmane Sonko pourchassait et traquait des personnes injustement. Il s’est réveillé en fin de compte pour comprendre que ce n’est pas la bonne voie. Je pense, de ce point de vue-là, que le président Bassirou Diomaye Faye comprend désormais les enjeux et la nécessité de préserver les droits
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