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Former ECOWAS Judge Discusses UN Multilateralism, Africa's Role

Senegal·Wire Summary⏱️ 3 min read

(SenePlus) - La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies relance un débat de fond sur l’avenir du multilatéralisme. Alors que les crises se multiplient et que plusieurs conflits échappent aux mécanismes classiques de règlement international, une question s’impose : l’ONU dispose-t-elle encore des moyens politiques et institutionnels nécessaires pour répondre efficacement aux défis du monde ? Dans une émission consacrée à l’avenir de l’organisation, deux spécialistes, un ancien juge de la Cour de justice de la CEDEAO et un expert des relations internationales, ont notamment analysé la place de l’Afrique dans le système international, l’efficacité de l’ONU face aux crises africaines et la réforme du Conseil de sécurité. L’Afrique au cœur des limites du système onusien Pour les intervenants, le contraste est particulièrement visible sur le continent africain. Le Sahel, le Soudan et la République démocratique du Congo figurent parmi les crises évoquées pour illustrer les difficultés de l’ONU à jouer un rôle décisif dans le règlement des conflits. Plusieurs initiatives diplomatiques se développent parallèlement, notamment à travers des médiations ou des cadres impliquant des puissances extérieures. Cette situation pose également la question du rôle économique de l'organisation. Au-delà des conflits armés, les difficultés structurelles du continent constituent, selon les participants, un autre domaine dans lequel l'action internationale demeure insuffisante. Pour autant, l’un des spécialistes rappelle que la gestion des crises appartient précisément à la vocation première des Nations unies. La Charte place la paix et la sécurité internationales au centre de l'action de l'organisation. Le problème se situe donc moins dans la définition de sa mission que dans sa capacité opérationnelle à agir efficacement. Une crise du multilatéralisme La discussion met également en évidence une crise plus large du système multilatéral. Les difficultés du Conseil de sécurité, notamment lorsque les intérêts des grandes puissances s'opposent, limitent la capacité de l'organisation à dégager des réponses communes aux crises internationales. Cette situation nourrit le développement de formats diplomatiques plus restreints : G7, G20, sommets bilatéraux et différents partenariats entre l'Afrique et les grandes puissances. Ces cadres ne remplacent pas juridiquement le système multilatéral, mais témoignent de la recherche de mécanismes parallèles lorsque les institutions internationales peinent à produire des réponses consensuelles. La question est particulièrement sensible pour l'Afrique, qui doit composer avec plusieurs partenaires internationaux tout en cherchant à mieux coordonner ses propres positions. Le Conseil de sécurité, une réforme devenue incontournable La représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité constitue l’un des principaux points de tension. Le continent ne dispose actuellement d’aucun siège permanent au sein de l’organe chargé de la paix et de la sécurité internationales. Pourtant, cette question fait l’objet de discussions depuis plusieurs années. Les intervenants rappellent notamment le consensus africain d’Ezulwini, adopté en 2006, qui réclame deux sièges permanents pour l’Afrique ainsi que des sièges supplémentaires non permanents. Vingt ans après ce consensus, les interrogations restent nombreuses. Si une réforme devait aboutir, il faudrait notamment déterminer les modalités de représentation du continent. Plusieurs pays africains disposent de poids démographique, économique ou diplomatique important et sont régulièrement cités dans le débat. Mais derrière cette question se trouve un autre défi : l’Afrique doit parvenir à définir une position commune sur les critères et les modalités de sa représentation. Les divisions africaines, un obstacle supplémentaire La discussion souligne également les divergences entre États africains. Certains défendent l’idée que les principales puissances régionales devraient jouer un rô

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