Victims' Families Criticize President Faye's Support for Macky Sall's UN Bid
(SenePlus) - Le soutien affiché par le président à son prédécesseur pour la tête de l'ONU provoque l'incompréhension chez les familles des victimes de la répression politique. Le Collectif des familles de victimes de Macky Sall dénonce un « malaise » et demande à Bassirou Diomaye Faye de ne pas « effacer la mémoire nationale » au nom de cette candidature. Selon un article de RFI publié le 25 septembre 2026, à la tête du Collectif des familles de victimes de Macky Sall, Boubacar Seye dénonce un revirement complet de Bassirou Diomaye Faye sur cette question, expliquant au micro de la correspondante de RFI à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff, que « c'est la rupture entre ce soutien et le discours qui a porté le changement politique » de 2024 qui interpelle les victimes. Trois associations de défense des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 ont adressé un communiqué commun rappelant que les choix de politique internationale du Sénégal doivent s'inscrire dans le respect des engagements du pays en matière de droits humains et de lutte contre l'impunité, alors que les victimes demeurent dans l'attente de vérité, de justice et de réparation. Pour Boubacar Seye, « une candidature internationale ne devrait pas effacer la mémoire nationale ». Cette réaction intervient alors qu'au moins quatre personnes ont été inculpées ces derniers jours au Sénégal pour crime contre l'humanité ou complicité de ce crime, une première pour des faits commis durant les troubles politiques qui avaient opposé Macky Sall à son opposant Ousmane Sonko et fait des dizaines de morts. Bassirou Diomaye Faye, ex-bras droit de Sonko devenu président, avait pourtant déclaré sur RFI et France 24 : « Qui de mieux que Macky Sall pour défendre la place de l'Afrique à l'ONU ? » Une déclaration que Boubacar Seye juge difficile à concilier avec le passé récent du pays : « Peut-on, au nom de la diplomatie, tourner aussi rapidement la page des questions » qui restent douloureuses pour la société sénégalaise, s'interroge-t-il, avant d'ajouter qu'« il faut expliquer aux victimes pourquoi hier, on leur demandait de croire à une rupture » et pourquoi on leur demande aujourd'hui d'accepter une telle réhabilitation.
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