Expert Warns of Disinformation, Deepfake Security Risks in Africa
Terrorisme, criminalité transnationale, mais aussi désinformation et deepfakes : les menaces sécuritaires prennent de nouvelles formes en Afrique. Au 4e Colloque international du Centre des hautes Études de Défense et de sécurité (CHEDS), Pr Meissa Diakhaté a appelé à renforcer la résilience numérique et informationnelle du continent. La révolution numérique est en train de redessiner le paysage sécuritaire africain. Au-delà des menaces traditionnelles, la manipulation de l’information s’impose désormais comme un enjeu de stabilité des États et de confiance des citoyens. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, la production et la diffusion de contenus trompeurs deviennent plus faciles, tandis que les deepfakes brouillent davantage la frontière entre le vrai et le faux. Venu présider l’ouverture du 4e Colloque international du CHEDS, placé sous le thème «Repenser la résilience en Afrique : sécurité, gouvernance et développement durable», Pr Meissa Diakhaté s’est particulièrement attardé sur les nouvelles formes de menaces sécuritaires en Afrique. Selon le ministre, Directeur de Cabinet adjoint du président de la République, le cyberespace et l’information sont devenus des champs stratégiques où peuvent se jouer la sécurité des États, la confiance des citoyens et, parfois, la stabilité des institutions. «L’intelligence artificielle illustre cette évolution. Elle ouvre des perspectives considérables dans de nombreux secteurs essentiels au développement, mais elle accroît également les capacités de manipulation de l’information», a-t-il déclaré. Le ministre a également attiré l’attention sur le fait que la désinformation, les contenus artificiellement générés et les deepfakes peuvent altérer la perception du réel et fragiliser la confiance publique. À l’en croire, ces mutations appellent le renforcement de la résilience numérique et informationnelle à travers l’investissement technologique, la cybersécurité, la formation et l’éducation aux médias. Elles invitent surtout le continent à prendre toute sa place dans la révolution technologique en cours, a-t-il ajouté. Il préconise ainsi que l’Afrique devienne actrice de l’intelligence artificielle, et non simplement consommatrice des technologies conçues ailleurs. Toujours, selon Pr Diakhaté, la sécurité ne peut toutefois être dissociée de la gouvernance. Il estime que la résilience d’une nation repose sur des institutions solides, un État de droit effectif, une justice accessible et une action publique capable de répondre aux besoins essentiels des populations. Elle dépend également, dit-il, de la qualité du lien qui unit les citoyens à ceux qui agissent en leur nom. À cet égard, le ministre soutient que la confiance est une infrastructure invisible de la résilience. «Lorsqu’elle existe, elle favorise l’adhésion aux politiques publiques, renforce la cohésion nationale et contribue à la stabilité. Son érosion, en revanche, peut transformer des fragilités sociales et politiques en facteurs d’instabilité», a-t-il fait savoir. Sa conviction, la bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et l’efficacité de l’action publique participent ainsi directement à la consolidation de la paix et à la capacité d’une société à affronter les crises. DE LA NÉCESSITÉ DE DÉPASSER LES APPROCHES SECTORIELLES ! Ainsi, souligne-t-il, cette exigence vaut aussi pour l’inclusion. «La construction de l’avenir africain appelle une participation accrue des femmes et des jeunes aux processus de décision ainsi qu’à la transformation économique et sociale. Le dynamisme démographique du continent constitue une chance, à condition que l’éducation, la formation et l’emploi permettent à cette jeunesse de trouver sa place dans le développement collectif», a-t-il affirmé. Pr Meissa Diakhaté indique en définitive que le développement durable constitue une autre dimension essentielle de la résilience. A l’en croire, les intempéries que le Sénégal vient de connaître donnent à cette réalité une dimension
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