Senegal: Premier Minister Demands Transparency on Gas License Debt
Le 8 septembre 2026, lors de sa Déclaration de Politique Générale (DPG) devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre sénégalais M. Ahmadou Al Aminou Lô a soulevé un nouveau motif d'inquiétude : une créance de 55 millions de dollars US qu'il estime due à l'État du Sénégal dans le dossier de la licence gazière Yaakaar-Teranga, détenue par Kosmos Energy (90 %) et Petrosen (10 %), dont le contrat arrivait à échéance en juillet 2026. Cette révélation contredit en partie l'annonce faite en avril 2026 par son prédécesseur M. Ousmane Sonko, qui avait présenté le retrait de Kosmos comme obtenu « sans aucune contrepartie financière pour le Sénégal ». À ce jour, le sort de cette somme reste flou. Cette affaire s'ajoute à une série de scandales déjà préoccupants, tels que l'affaire ASER et ONAS, ainsi que les 5 milliards de francs CFA versés au titre de l'indemnisation des « martyrs » - un dispositif piloté par Mme Maïmouna Dièye, ancien ministre de la Famille et des Solidarités - sans que la justice sénégalaise ne les reconnaisse comme tels. Nous ne pouvons pas ignorer les 8 milliards de francs CFA liés à Bakel, mentionnés par l'ancien Premier ministre lors du dépôt de sa démission à l'Assemblée nationale. Il a également évoqué la nécessité de rester aux côtés du Président. De plus, le scandale des fonds spéciaux, souvent appelés « fonds politiques » ou « caisses noires », s'élève à 1 milliard 770 millions de francs CFA, utilisés par l'ancien Premier ministre pour des achats discutables, comme des voitures d'occasion et des travaux de réfection du building administratif, tout en détournant l’objectif des fonds initialement destinés à la paix en Casamance signé par décret en 2004 par l’ancien président de la république du Sénégal, Maître Abdoulaye Wade. Enfin, il est inacceptable que 500 millions de francs CFA, offerts par l'une des fondations de l'une des premières dames du Sénégal, aient été utilisés pour financer l’achat des billets aux Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 (Futur Scandale à suivre sur l’organisation des JOJ à Dakar…). Face à cette situation alarmante, il est impératif d'agir. Voici deux propositions concrètes pour sortir le Sénégal de cette crise économique, institutionnelle et politique : 1) Création d'un Observatoire Indépendant de la Transparence : Mettre en place un organisme chargé d'encadrer l'utilisation des fonds publics, avec des représentants de la société civile, des experts, universitaires, deux députés de la majorité et deux députés de l'opposition. Cet observatoire aura le pouvoir de surveiller les dépenses gouvernementales et de rendre compte régulièrement aux citoyens, en complément - et non en doublon - des audits de la Cour des comptes. 2) Renforcement de la Traçabilité Budgétaire et Protection des Lanceurs d'Alerte : Instaurer un cadre législatif imposant la publication systématique, dans un délai fixe, de l'usage des fonds spéciaux et des dépenses discrétionnaires de l'État, assorti de sanctions effectives en cas de manquement avéré. Ce cadre doit s'accompagner d'un dispositif légal de protection des lanceurs d'alerte, condition indispensable pour que les prochains abus soient signalés et non étouffés. Ces événements soulèvent des questions cruciales sur la transparence et l'intégrité de nos institutions. Chaque citoyen sénégalais doit se mobiliser pour exiger des comptes et garantir que notre pays ne soit pas le théâtre de tels abus. Ensemble, faisons entendre notre voix et exigeons une véritable justice. Bocar Traoré, citoyen et membre du parti ETIC.
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