Senegal, IMF Agree on Debt Restructuring Program Amidst Compliance Issues
Le Fonds monétaire international a débloqué 2,2 milliards de dollars sur trois ans, à la condition que le Sénégal renégocie sa dette. Le gouvernement s'y était refusé depuis son arrivée au pouvoir. Le 1er septembre 2026, le Fonds monétaire international et les autorités sénégalaises se sont entendus sur les grandes lignes d’un futur programme, et le communiqué qui l’annonce énumère aussitôt ce qui empêche cet accord de produire le moindre versement. Il faut d’abord que Dakar prenne des mesures correctrices dans le dossier des chiffres inexacts transmis au Fonds. Il faut ensuite que le conseil d’administration accorde une dérogation sur ce même dossier. Il faut enfin que les partenaires financiers du pays confirment leur participation. Le blocage de ces deux dernières années ne venait donc pas d’un manque de calculs. Il venait d’une procédure inachevée, et elle n’est toujours pas achevée. CE QUI A ÉTÉ REPROCHÉ AU SÉNÉGAL Un rappel s’impose pour qui n’a pas suivi le dossier. Les pays membres du Fonds s’engagent à lui communiquer des données exactes sur leurs finances publiques. Le Sénégal a transmis pendant plusieurs années des chiffres qui sous-estimaient sa dette. Le Fonds nomme cela une communication d’informations erronées, et la sanction prévue est le remboursement anticipé des sommes déjà prêtées. C’est pour éviter ce remboursement que les autorités doivent obtenir une dérogation, laquelle ne s’accorde qu’après un vote du conseil d’administration. Le programme suspendu en 2024 portait sur 1,8 milliard de dollars. Le nouveau porterait sur environ 2,2 milliards répartis sur trois ans, soit près de cinq fois la quote-part du pays, qui est la référence servant à plafonner ce qu’un État peut emprunter au Fonds. Ce montant impressionne, et il faut le rapporter à ce que l’État doit trouver chaque année. Les 2,2 milliards de dollars représentent environ 1 245 milliards de francs CFA sur trois ans, soit un peu plus de 400 milliards par an. Le professeur Amath Ndiaye situe le besoin de financement de l’État audelà de 6 000 milliards pour la seule année 2026. Le programme couvrirait donc moins d’un dixième de ce que le Trésor doit lever en douze mois. Ce que Dakar est venu chercher au Fonds n’est pas de l’argent, c’est une signature qui en débloque ailleurs, auprès de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et des créanciers privés. TROIS AUDITS, ET UNE CONFUSION À DISSIPER On a beaucoup écrit que le Sénégal n’avait jamais fourni de méthode. C’est inexact, et trois travaux successifs le montrent. L’Inspection générale des finances a d’abord porté le taux d’endettement de 65,9 % à 76,3 % du produit intérieur brut après le changement de régime d’avril 2024. La Cour des comptes a ensuite établi, en février 2025, un encours supérieur à 99 % et un déficit budgétaire au-delà de 12 %. Le cabinet Forvis Mazars, mandaté en accord avec le Fonds, a enfin arrêté la dette de l’administration centrale à 111 % du produit intérieur brut fin 2023 et à 118,8 % fin 2024. Reste à comprendre pourquoi ces trois chiffres diffèrent autant, et la réponse tient en un mot, le périmètre. Aucun de ces travaux n’a découvert de sommes nouvelles à chaque étape. Chacun a compté un ensemble plus large que le précédent. Le premier s’en tenait à l’État au sens strict. Les suivants ont intégré les emprunts contractés par des sociétés nationales et des agences publiques sans passer par le budget, dont la part était estimée autour de 7,4 % du produit intérieur brut à fin 2023, puis des engagements qui ne deviennent exigibles que si un événement survient, une garantie qui joue par exemple. Les périmètres les plus larges avancés depuis dépassent 130 %. Chaque audit a dit lequel il retenait, et c’est parce qu’ils l’ont dit que leurs résultats se comparent. Une distinction commande alors tout le reste, et elle a été peu faite. Un audit établit un montant à une date donnée. Une méthodologie sert à autre chose, elle permet au conseil d’administration du Fond
How does this affect you?
Get an AI analysis of this article grounded in your jurisdictions, practice areas, and any policy documents you've uploaded to Wansom.
Finish Reading the Full Story and the Expert Analysis.
Wansom is AI and can make mistakes.
