
DR Congo: TFM Rejects Civil Society's Pollution Accusations
L’entreprise Tenke Fungurume Mining (TFM) rejette les accusations de pollution de l’environnement formulées à son encontre par la plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans les ressources naturelles, CASMIA-G. Dans une déclaration parvenue mardi à Radio Okapi ce mercredi 2 septembre, TFM affirme exercer ses activités dans le respect des exigences environnementales. La société civile accuse pour sa part l’entreprise de polluer le sol, l’air et l’eau dans quatre villages situés dans sa concession : Ndela wa Ntanshi, Ndela-Nguza, Ndela-Kasanga et Kiboko-Amoni. TFM met en avant son dispositif de surveillance TFM indique mettre en œuvre des pratiques de gestion environnementale fondées sur les exigences légales et réglementaires applicables, ainsi que sur les normes de performance de la Société financière internationale (SFI). L’entreprise affirme également recourir à des organismes tiers indépendants et spécialisés pour effectuer des prélèvements et des contrôles environnementaux. Ces opérations sont menées à partir de plusieurs points de surveillance situés à proximité de ses installations et dans les zones environnantes, notamment dans les quatre villages cités. Selon TFM, ces contrôles portent notamment sur la qualité de l’air et de l’eau. Les échantillons prélevés sont analysés, conformément aux procédures applicables, par des laboratoires indépendants basés en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. TFM précise par ailleurs que ses usines dénommées 10K et 11K font l’objet d’un suivi dans le cadre de son système d’exploitation et de surveillance environnementale. L’entreprise soutient ainsi que ce dispositif permet de contrôler les éventuels impacts de ses activités sur l’environnement et les populations vivant dans les zones environnantes. Accusations de pollution Ces explications interviennent après les accusations de CASMIA-G, qui a mis en cause TFM concernant la qualité du sol, de l’air et de l’eau dans les quatre villages situés dans sa concession. Dans un rapport de 21 pages parvenu dimanche 16 août à Radio Okapi, la plateforme des organisations de la société civile œuvrant dans les ressources naturelles, CASMIA-G, indique que les usines 10K et 11K de Tenke Fungurume Mining (TFM) sont implantées à proximité de quatre villages du territoire de Fungurume, dans la province du Lualaba. Selon l’organisation, les populations de Ndela wa Ntanshi, Ndela-Nguza, Ndela-Kasanga et Kiboko-Amoni seraient exposées à des émanations qu’elle présente comme toxiques. CASMIA-G accuse ainsi TFM de pollution de l’environnement et affirme que cette situation aurait des conséquences sur l’agriculture, les infrastructures et les conditions de vie des populations concernées. Le coordonnateur national de CASMIA-G, Shadrack Mukad, évoque notamment une baisse considérable des rendements agricoles : « Un champ de maïs qui produisait avant l'installation de ces usines, une superficie qui produisait 150 à 200 seaux de maïs. Aujourd'hui, il est difficile de produire ou de récolter dans cette superficie ne fut-ce que 25 seaux ou 30 seaux. C'est vraiment grave ! ».
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