Cameroonian Political Figure Alain Fogue Alleges Arbitrary Detention
Rechercher A A A Suivez Actu Cameroun sur Google Résumer Ecouter Commenter Publicité Dans une lettre envoyée aux chancelleries nationales le 02 septembre 2026, l’ancien trésorier national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), revient sur les circonstances de son arrestation à Yaoundé en 2020. Le Pr Alain Fogué Tedom, enseignant et homme politique camerounais, se définit ouvertement comme un « otage politique » depuis sa prison. Il dénonce une détention arbitraire liée à son engagement et à ses opinions politiques en faveur de l’opposition. « Je suis un Otage Politique dans mon pays », écrit-il dans une lettre envoyée aux chancelleries le 02 septembre 2026. Alain Fogué , alors Trésorier National du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a été arrêté dans la nuit du 21 au 22 septembre 2020. Ces arrestations ont eu lieu en marge des marches pacifiques organisées par le MRC pour contester la gestion de la crise anglophone et réclamer une réforme du système électoral. « J’ai été arbitrairement arrêté, dans la nuit du 21 au 22 septembre 2020, torturé, illégalement jeté en prison et jugé devant un tribunal d’exception, le Tribunal militaire de Yaoundé, qui m’a illégalement condamné à 7 ans de prison ferme. Comme moi, plusieurs centaines de militants et militantes du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), arrêtés au faciès ou patronyme ont subi le même triste sort, simplement pour leurs opinions politiques », explique-t-il. « À la suite de ces arrestations massives, tortures et condamnations par les tribunaux militaires, nos avocats ont, en raison de la ratification par le Cameroun, le 27 juin 1984, du Pacte relatif aux Droits Civils et Politiques, saisi le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire (GTDA) de l’ONU. Celui-ci a rendu public l’Avis N°63/2022, le 1er septembre 2022 établissant que nos arrestations étaient arbitraires ; que nous avons été torturés, que nos condamnations prononcées par des tribunaux militaires étaient illégales. Le GTDA a, par ailleurs, recommandé notre libération immédiate, la poursuite de tous les auteurs de nos souffrances et la réparation de nos préjudices », ajoute Alain Fogue. En décembre 2021, le Tribunal militaire de Yaoundé l’a condamné à une peine de 7 ans de prison ferme pour « insurrection », « rébellion » et « atteinte à la sûreté de l’État ». Comme lui, d’autres cadres du parti comme Olivier Bibou Nissack ont écopé de la même peine. Le professeur de science politique utilise le terme « otage politique » pour signifier que son procès et son incarcération sont purement politiques et ne respectent pas le droit. Il dénonce le fait d’avoir été traduit, en tant que civil, devant une juridiction militaire. Lors de ses différentes apparitions ou prises de parole devant les juges (notamment lors des procédures d’appel), il a soutenu que le pouvoir en place instrumentalise la justice pour neutraliser l’opposition. Face à ces accusations partagées par le MRC et plusieurs ONG de défense des droits de l’homme, les autorités camerounaises réfutent fermement toute détention politique. Le gouvernement soutient que le Pr Alain Fogué et les autres militants ont été jugés pour des infractions de droit commun liées à des manifestations non autorisées et à des troubles à l’ordre public. Soyez le premier à commenter cet article Partagez votre avis dans les commentaires ci-dessous Commentaires Chargement des commentaires... Vos nom et email seront mémorisés pour vos prochains commentaires.
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