Cameroon Explores Civil Nuclear Power: Regulatory, Environmental Concerns
Rechercher A A A Suivez Actu Cameroun sur Google Résumer Ecouter Commenter Publicité Le Cameroun a entamé une étude de faisabilité sur le nucléaire civil sous l’impulsion de Madeleine Tchuinté, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation, afin de renforcer la souveraineté énergétique et la transition écologique du pays. Ce projet d’envergure suscite néanmoins des inquiétudes au sein de l’opinion publique en raison du manque de transparence, des coûts financiers élevés et des risques liés à la gestion des infrastructures et de la sécurité radiologique. Lire ici l’analyse du journaliste Albin Njilo : Hein !!! Ma mère : le Cameroun envisage le nucléaire civil Le projet a été présenté il y a quelques jours devant l’Assemblée de l’AIEA, à Vienne, par maman Madeleine Tchuente, du ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Maman Tchuente est une scientifique. Elle a raison lorsqu’elle évoque la capacité du Cameroun à se doter du nucléaire civil : les Camerounais ont de la compétence. Elle avait également raison lorsqu’elle évoquait le satellite pour le Cameroun : le pays en a les moyens. Mais alors, une fois qu’elle a dit cela, dans le cockpit de l’avion Cameroun, tout s’arrête. Tenons-nous-en aux faits : En lançant les projets des barrages dans le cadre du DSCE, l’actuel ministre des Finances fustigeait le nucléaire civil car, disait-il, le pays dispose du deuxième potentiel hydroélectrique d’Afrique, avec 25 GW de potentiel, soit l’équivalent de 12,5 centrales nucléaires de 2 GW. Dix ans après, on retourne au nucléaire. CE QU’ON N’A PAS PU FAIRE AVEC L’HYDROÉLECTRIQUE, LE FERA-T-ON AVEC LE NUCLÉAIRE CIVIL ? Dix ans après le lancement de cinq projets de barrages — Memve’ele, Mekin, Lom Pangar, Bini à Warak et Nachtigal —, le pays peine à atteindre les 2 000 MW, alors qu’on en était déjà à 1 500 MW en 2009. Maman Tchuente évoque le satellite au moment où les Camerounais excellent à la NASA. Le potentiel est là, mais alors, en lançant son quatrième câble de fibre optique au début des années 2010, le Cameroun, à travers Camtel, fustigeait le satellite et vantait son choix. Car, disait-on, nous étions le pays le mieux loti en fibre optique en Afrique subsaharienne, le premier à être directement relié au continent américain via le Brésil. Dix ans après, avec la fibre optique, le Cameroun est parmi les trois derniers en Afrique. En matière de connexion Internet, le pays peine à atteindre 1/100e du chiffre d’affaires d’Orange et de MTN, alors que c’est Camtel qui leur fournit les accès. Madame Tchuente, ma mère, fais seulement ta part et quitte sur ça. Soyez le premier à commenter cet article Partagez votre avis dans les commentaires ci-dessous Commentaires Chargement des commentaires... Vos nom et email seront mémorisés pour vos prochains commentaires.
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