Al Aminou Lô Mise Sur Le Compromis
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(SenePlus) - Face au risque de rejet du projet de loi de finances rectificative, le Premier ministre sénégalais, Al Aminou Lô, mise sur le dialogue avec la majorité parlementaire pour éviter une confrontation institutionnelle. Dans un entretien accordé à France 24 le 26 octobre 2026, il s’est dit convaincu qu’un compromis restait possible, malgré les critiques du groupe parlementaire PASTEF, qui juge le texte injuste et insincère. Le chef du gouvernement affirme que les réserves formulées par les députés peuvent être examinées à travers des échanges et des propositions d’amendements. Il se dit prêt à étudier celles-ci, à condition qu’elles ne dénaturent pas les objectifs de la loi rectificative. Il conteste ainsi l’idée de concessions déjà définies, préférant attendre des propositions précises du groupe parlementaire avant de se prononcer. Au cœur des discussions figure la situation des finances publiques, que le gouvernement entend assainir, ainsi que la relance de l’économie. Le texte doit notamment intégrer les corrections liées aux informations transmises au Fonds monétaire international. La question de la dette reste également centrale. Al Aminou Lô affirme que les échanges avec Ousmane Sonko, lorsqu’il dirigeait le gouvernement, avaient fait apparaître un accord sur la nécessité de rendre la dette soutenable, même si le terme de « restructuration » suscite des réticences en raison de sa portée politique et économique. Le Premier ministre exclut, à ce stade, de recourir à l’engagement de la responsabilité du gouvernement pour faire adopter le texte. Il privilégie un dialogue qu’il souhaite « sincère » et « constructif », ainsi que l’examen des amendements proposés par les députés. Il estime par ailleurs que les divergences politiques devraient pouvoir être mises temporairement de côté à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse, organisés à Dakar, afin d’éviter que le pays ne soit associé à une crise institutionnelle pendant cet événement international. Quant à l’éventualité d’un passage en force par décret ou d’une dissolution de l’Assemblée nationale, Al Aminou Lô rappelle que ces décisions relèvent du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il préfère toutefois ne pas anticiper un tel scénario, affirmant croire encore à la possibilité d’un accord entre le gouvernement et les parlementaires.
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Source: Original reporting via SenePlus
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