
Senegal: SATI Supports New Social Security Code Adoption
Sauvegarder Alors que les centrales CNTS, UNSAS et CSA annoncent une grève générale de trois jours en octobre contre les nouveaux Codes du travail et de la Sécurité sociale, le Syndicat autonome des travailleurs de l’IPRES (SATI) affiche une position opposée. Il soutient la réforme du Code de la Sécurité sociale et reproche aux centrales d’avoir laissé perdurer, selon lui, les difficultés de gouvernance de l’institution. Après l’adoption des nouveaux textes par l’Assemblée nationale le 18 août 2026, le débat syndical s’est poursuivi autour de leur contenu. L’UNSAS avait notamment dénoncé un « passage en force » et soulevé des interrogations sur l’encadrement des contrats à durée déterminée. Le SATI, lui, estime que les inquiétudes liées à la gouvernance et à la pérennité des institutions sociales ne peuvent être portées par des organisations qui disposent d’une représentation importante dans leurs conseils d’administration. Le syndicat rappelle que ces conseils réunissent l’État, les employeurs et les travailleurs. Il affirme que les représentants des travailleurs, notamment ceux des centrales CNTS, UNSAS et CSA, y occupent une place significative. Comme l’écrit dakaractu, le SATI leur reproche toutefois de n’avoir pas donné suite, depuis plus de quinze ans, aux revendications internes portant sur la transparence, la rigueur administrative et la redevabilité. Le SATI cite plusieurs décisions qu’il considère comme problématiques dans la gestion de l’IPRES. Il évoque des investissements immobiliers engagés à partir de 2008 sans études préalables suffisamment sérieuses, ainsi que des montages financiers liés à l’édification du Monument de la Renaissance. Le syndicat affirme également que de nouveaux projets lancés depuis 2014 ont mobilisé d’importantes ressources sans produire les niveaux de rentabilité ou de performance attendus. Sur la gouvernance, l’organisation rappelle que la présidence du conseil d’administration doit alterner tous les deux ans entre le collège des employeurs et celui des travailleurs. Elle affirme qu’à l’IPRES, un président est resté en fonction depuis 2014 sans que les centrales syndicales ne dénoncent cette situation. Le communiqué accuse aussi cette gouvernance d’avoir favorisé des recrutements de parents et de militants, ainsi que des nominations à des postes de responsabilité. Le SATI mentionne notamment la présence d’un membre de la famille du président du conseil d’administration comme directeur général intérimaire à la Caisse de Sécurité sociale depuis plus de deux ans, et celle d’un membre de son mouvement politique comme directeur général intérimaire à l’IPRES. Dans ce contexte, le SATI soutient le nouveau Code de la Sécurité sociale, qu’il présente comme la mise en œuvre d’un engagement international du Sénégal au sein de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale. Il estime que le dispositif doit renforcer la performance, la transparence et l’efficacité des institutions, notamment grâce aux Conventions d’objectifs et de gestion. Le syndicat demande enfin à l’État de ne pas céder aux pressions destinées, selon lui, à préserver les privilèges d’un groupe au sein des institutions sociales. Le SATI a publié son communiqué le 22 septembre 2026. E-mail (ne sera pas visible) Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. Partager Partager Partager 0 "; Laisser un commentaire Annuler la réponse Commentaire Vous êtes déjà inscrit·e ? Connectez-vous pour commenter en 1 clic E-mail (ne sera pas visible) Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site dans le navigateur pour mon prochain commentaire.
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