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Senegal Media Urged to Advocate for Medically Assisted Abortion Access

Senegal·Wire Summary⏱️ 2 min read

(SenePlus) - L’accès à l’avortement médicalisé en cas de viol, d’inceste ou de danger pour la santé de la mère reste au cœur des préoccupations des acteurs de la santé au Sénégal. EnQuête+ revient, dans un article de ce 19 août 2026, sur un atelier consacré au rôle des médias dans le plaidoyer en faveur de cet accès. L’article ne précise pas le nom de son auteur. Organisée par l’Association des journalistes en santé, population et développement, la rencontre a notamment permis à la sage-femme et spécialiste de la santé maternelle et néonatale Adama Sanokho d’alerter sur les conséquences des avortements pratiqués clandestinement. Elle souligne les risques d’hémorragies, d’infections, de perforations utérines et de lésions des organes internes, qui peuvent parfois entraîner le décès. Au-delà de l’enjeu sanitaire, l’experte met en avant les conséquences judiciaires. Selon les données présentées lors de l’atelier, les affaires d’avortement et d’infanticide représentaient 11 % des motifs d’incarcération des femmes en 2024, faisant de ces infractions la deuxième cause d’emprisonnement des femmes et des filles au Sénégal. La situation est particulièrement complexe pour les victimes de viol ou d’inceste. Certaines, sous l’effet du traumatisme, cherchent rapidement à effacer les traces de l’agression, notamment en se lavant ou en dissimulant leurs vêtements. Ces réactions peuvent ensuite compliquer l’établissement des preuves et leur prise en charge médicale et judiciaire. Pour Adama Sanokho, la réponse doit dépasser le seul secteur de la santé. Elle appelle à une mobilisation des pouvoirs publics, des professionnels de santé, des organisations de la société civile, des leaders religieux et des acteurs communautaires afin de réduire les obstacles qui limitent l’accès aux soins. Les médias sont également invités à jouer un rôle central. L’experte plaide pour un traitement de ces questions fondé sur des informations fiables, sans stigmatisation ni culpabilisation des femmes et des filles concernées. Elle encourage aussi les journalistes à mieux faire entendre la parole des survivantes et à expliquer les risques liés aux avortements non sécurisés. L’enjeu, selon cette approche, est de faire du journalisme de santé un véritable outil de prévention et de plaidoyer, capable de contribuer à réduire les décès évitables tout en améliorant l’information et l’orientation des victimes de violences sexuelles.

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