Senegal Government Unveils New Economic Policy Post-FMI Agreement
(SenePlus) - Le gouvernement sénégalais veut profiter du nouvel accord technique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) pour engager une réorganisation en profondeur de la politique économique et financière du pays. Au cœur de cette nouvelle trajectoire : le traitement de la dette, la réduction progressive des subventions énergétiques, la maîtrise des dépenses publiques et un soutien accru aux ménages vulnérables et au secteur privé. S’exprimant mardi 1er septembre 2026 à la suite de la mission du FMI au Sénégal, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a présenté les grandes lignes du programme économique et financier qui doit accompagner l’accord technique conclu avec l’institution de Bretton Woods. D’un montant annoncé de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 243 milliards de francs CFA, cet accord doit encore suivre les procédures d’approbation du FMI. Pour le ministre, l’enjeu dépasse toutefois la mobilisation de nouveaux financements. Il s’agit surtout de desserrer durablement la contrainte qui pèse sur les finances publiques, alors que l’État doit simultanément financer son déficit et honorer les échéances de sa dette. « Lorsque les déficits s'accumulent et que les échéances de la dette augmentent, la capacité de financement de l'État est inévitablement mise sous pression », a expliqué Cheikh Diba. Le gouvernement entend ainsi « rétablir progressivement les équilibres budgétaires, améliorer le profil de notre dette et restaurer durablement les marges de financement de l'État ». Le ministre a surtout dévoilé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), présenté comme l’un des piliers de la nouvelle trajectoire économique. Cheikh Diba a rappelé qu’à fin 2024, la dette de l’administration centrale représentait 119 % du PIB, hors effets du rebasage en cours du PIB. Mais, selon lui, c’est surtout le poids du service de la dette sur les finances publiques qui constitue aujourd’hui une contrainte majeure. « En 2026, sur chaque 100 francs de recettes mobilisées par l’État, 25 francs sont consacrés au seul paiement des intérêts de la dette », a-t-il déclaré. Pour le ministre, cette situation réduit mécaniquement les ressources disponibles pour les secteurs prioritaires. Hôpitaux, écoles, agriculture, infrastructures, soutien aux entreprises et protection sociale se retrouvent ainsi en concurrence avec une charge financière croissante. Le PTDS doit donc agir sur plusieurs fronts : améliorer le profil de la dette de l’État, réduire ses vulnérabilités, accélérer l’apurement des dettes envers les fournisseurs et favoriser la reprise des investissements publics structurants. Le gouvernement veut également utiliser ce dispositif pour restaurer la confiance des partenaires et favoriser le retour des financements concessionnels ainsi que des capitaux privés. Première traduction concrète annoncée par le gouvernement : une enveloppe de 300 milliards de francs CFA doit être consacrée, d’ici à la fin de l’année, au règlement des créances dues aux entreprises. Cette mesure vise à injecter rapidement des liquidités dans l’économie. Selon Cheikh Diba, le paiement des créances permettra d’améliorer la trésorerie des entreprises, d’apurer certaines dettes auprès des banques et de préserver leur capacité d’investissement. Le gouvernement entend ainsi faire du traitement de la dette publique un instrument de relance économique, et non une simple opération comptable. « Ces paiements permettront de réinjecter directement des ressources dans le circuit économique », a assuré le ministre, qui estime que cette dynamique doit également contribuer à préserver les emplois et à réduire le chômage. Cheikh Diba a annoncé une évolution progressive du système actuel, jugé à la fois coûteux et socialement déséquilibré. Selon les chiffres avancés par le ministre, 65 % des subventions bénéficient actuellement aux 20 % des consommateurs les plus aisés. Pour le gouvernement, cette répartition justifie un passage d’un s
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