Senegal: Former PETROSEN Director Responds to Kosmos Withdrawal Claims
Hier, à l'Assemblée nationale, en réponse à l'Honorable Babacar Ndiaye, l’actuel Premier ministre, Al Aminou Lo, est revenu sur le retrait de Kosmos du bloc Yakaar-Teranga et sur les supposés 55 millions de dollars. Il a visé, sans le nommer, le Directeur Général de PETROSEN qui a signé l'accord de retrait. C'est moi. Je réponds donc, point par point, texte contre texte. Mais d'abord, un conseil pour lui que ma mère ne cessait de me marteler étant jeune « doomu gorr ken du ko yeḍ ci penc, nay wax deĝg fou mou tollou, boula dara djaral fenn » . Commençons par la chronologie des échanges 22 avril 2026, PETROSEN et Kosmos signent l'accord de retrait conjoint, fruit de renégociations ardues qui ont commencé depuis Aout 2024, avec la commission de renégociation des contrats dont j’étais le Président de la sous-commission Pétrole et Gaz. L'accord ne laisse qu'une seule étape à accomplir : sa clause 2 prévoit que le retrait prend effet « sous réserve uniquement de la publication d'un Arrêté par le Ministre de l'Énergie, du Pétrole et des Mines ». Le projet d'arrêté est joint en Annexe A, dans une forme convenue entre les parties. Le même jour, le Premier Ministre annonce publiquement la « victoire majeure » et précise que le retrait « sera entériné par arrêté ministériel ». 24 avril 2026, Kosmos, en sa qualité d'Opérateur, écrit au Ministre. Elle notifie la renonciation conjointe, joint l'accord signé, et demande au Ministre « d'accepter et d'approuver cette renonciation par Arrêté avec effet immédiat ». Elle s'engage au transfert des données conformément à l'article 18.1 du CRPP. C'est la mise en œuvre exacte de ce que l'accord prévoyait. 15 mai 2026, Le Ministre répond à Kosmos. Il ne signe pas l'arrêté. Il demande à Kosmos un état détaillé de ses dépenses et le calcul d'un solde au titre des 55 millions, en invoquant les articles 18 et 19 du Code pétrolier et les articles 7.8 et 7.9 du CRPP. PETROSEN est en copie. Le même jour, il écrit séparément à PETROSEN pour lui demander l'inventaire des données reçues de Kosmos, et le même calcul du solde. 19 mai 2026, Je réponds au Ministre. Je lui expose, textes à l'appui, pourquoi cette réclamation me paraît sans base juridique : l'accord préserve les droits de l'État (clause mais ne crée pas de créance ; les articles 7.8 et 7.9 sanctionnent des travaux non réalisés, or ils l'ont été ; et une réclamation postérieure à l'accord fragiliserait le processus. Je lui demande de procéder sans délais à la signature de l'arrêté. 1er juin 2026, Le ministre me répond. Il me remercie, qualifie ma démarche de « légitime », reconnait que sa lettre initiale ne m’était pas adressée, mais a Kosmos plutôt, reconnaît que le retrait conjoint était la position du Ministère, mais indique ne pas partager mes conclusions sur les 55 millions, tout en précisant que la question relève du Ministère des Finances. Il met en copie le Président de la République, le Premier Ministre et le ministre des Finances. Depuis, l'arrêté n'est pas signé. Kosmos n'a, à ma connaissance, jamais répondu à la demande du 15 mai. Aucune mise en demeure, aucun appel de garantie. Et hier, le Premier Ministre a présenté la lettre du 1er juin comme la preuve d'un « manquement grave ». Voilà la séquence. L'accord fixait une seule étape : l'arrêté. Kosmos l'a demandé. Le Ministre a répondu par une réclamation. J'ai contesté sa base légale. Il a maintenu sa position sans la trancher. Et cinq mois plus tard, la seule chose qui manque encore au dossier est celle que tout le monde attendait le 22 avril : la signature du Ministre. Maintenant répondons point par point aux contrevérités de Al Amine Lo. 1. Première contrevérité : « Les 55 millions de dollars dont j'ai parlé existent. » Ce n’est pas vrai. Ce qui existe, c'est un engagement minimum de dépenses inscrit à l'article 4 du décret n° 2024-713 du 13 mars 2024, pour la période de prorogation destinée aux études de développement. Un engagement de dépenses n'est pas une créance. Personne ne « doi
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