
Niger Reaffirms Human Rights Commitment at UN Universal Periodic Review
Photo de famille de la délégation nigérienne à Genève « C’est avec humilité et gravité que je prends la parole devant vous ». C’est par ces mots que le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, Monsieur Alio DAOUDA, a ouvert, le 24 septembre 2026 à Genève, son intervention devant le Conseil des droits de l’Homme, à l’occasion du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Niger. A la tête d’une délégation nigérienne à Genève du 22 au 27 septembre 2026, le ministre a souligné que l’EPU constitue un mécanisme par lequel chaque État membre des Nations Unies rend compte de ses engagements en matière de droits humains. Malgré les défis auxquels il est confronté, notamment sur le plan sécuritaire, le Niger entend ainsi assumer ses responsabilités devant la communauté internationale, avec pour préoccupation centrale le bien-être de sa population. Dans son intervention, le ministre Alio DAOUDA a particulièrement insisté sur le lien entre paix, sécurité et droits humains. Evoquant les événements des 28 et 29 août 2026 à Niamey, qu’il a présentés comme une tentative de déstabilisation du pays, il a relevé que les situations de conflit et d’insécurité affectent directement les populations civiles, à travers notamment les pertes en vies humaines, les déplacements forcés et l’exil. « Sans paix, il serait illusoire de parler de droits humains », a-t-il déclaré. Le ministre a également évoqué la coopération du Niger avec le Burkina Faso et le Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), en l’inscrivant dans une démarche fondée sur la souveraineté et l’autodétermination des peuples. Il a réaffirmé la volonté du Niger de choisir librement ses partenaires et de définir ses politiques en fonction de ses propres besoins et de l’intérêt de sa population. Revenant sur le processus de l’EPU, le ministre a rappelé que le Niger avait présenté son rapport national le 4 mai 2026, lors de la 38e session du Groupe de travail de l’EPU. A l’issue de cet exercice, 265 recommandations avaient été formulées par 97 États. Après examen, le Niger a décidé d’en accepter 254 et d’en noter 11, a-t-il souligné. S’agissant des 11 recommandations notées, le ministre a expliqué que certaines portent sur des questions sensibles liées aux valeurs culturelles et religieuses de la société nigérienne. Leur éventuelle évolution devra, selon lui, s’inscrire dans une démarche inclusive, à travers des consultations et des échanges avec les différentes parties prenantes, en vue de rechercher le consensus sur les questions d’intérêt national. A l’issue du processus, le Niger a adopté son document final du quatrième cycle de l’EPU. Dans sa déclaration conclusive, le ministre a exprimé la gratitude du Niger au Conseil des droits de l’Homme, aux États membres et aux États observateurs pour leurs contributions au processus. Il a réaffirmé la disponibilité de son pays à poursuivre une coopération constructive avec les mécanismes internationaux des droits de l’Homme. Pour assurer le suivi des recommandations acceptées, Alio DAOUDA a annoncé la prochaine soumission au Gouvernement d’un Plan national d’opérationnalisation. Ce mécanisme doit permettre de faciliter le suivi, l’évaluation et la mise en œuvre des engagements pris. Le document sera également disséminé auprès des différentes parties prenantes afin de favoriser son appropriation. Une évaluation à mi-parcours est prévue en 2028. La déclaration conclusive a également été marquée par un appel du ministre à une application véritablement universelle des droits de l’Homme. Monsieur Alio DAOUDA a notamment interrogé la portée des principes d’universalité, d’intangibilité et d’inaliénabilité de ces droits, ainsi que la nécessité de leur application équitable à l’ensemble des nations, des peuples et des civilisations. « Les droits de l’Homme sont-ils l’apanage d’une catégorie de nations, de peuples et de civilisations ou sont-ils véritablement univ
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