
Cameroun : huit morts dans une attaque attribuée à Boko Haram à l’Extrême-Nord
© DR 43 ans de règne. Plusieurs semaines d’absence. Pendant que Paul Biya reste invisible, le politologue Paul Stéphane MENOUNGA saisit le Conseil constitutionnel. Objet : une « incongruité institutionnelle » majeure. La Constitution prévoit un Vice-Président pour gérer la vacance, mais la loi ne dit pas qui saisit le Conseil si ce poste est vide. « Une ambiguïté dans une telle matière peut produire des conséquences politiques et institutionnelles considérables. » Le Cameroun tient par un fil. Et ce fil s’appelle le silence. Le politologue Paul Stéphane MENOUNGA a décidé de ne plus se taire. Il a saisi officiellement le Président du Conseil constitutionnel dans une lettre où il dénonce une bombe à retardement juridique. D'après le politologue, le problème est simple et grave. L’article 6 alinéa 5 de la Constitution dit que le Vice-Président achève le mandat en cas de vacance. L’alinéa 6 admet même que « le poste de Vice-Président peut ne pas être pourvu ». Mais la loi sur le Conseil constitutionnel, elle, ne prévoit rien. Son article 38 alinéa 3 dispose que « le Conseil constitutionnel est saisi à cet effet par le Vice-Président de la République » pour constater l’empêchement définitif. Et si le Vice-Président n’existe pas ? Même vide pour la démission : « le Président adresse sa lettre de démission au Président du Conseil constitutionnel et au Vice-Président de la République. »Et si le deuxième destinataire n’existe pas, à qui on remet la lettre ? « Le droit constitutionnel
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